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Éosinophiles : de l’asthme aux pneumopathies non asthmatiques
Michèle DEKER, Paris
Les éosinophiles ont des effets pléiotropes in vivo et ex vivo. Ils participent à la lutte contre les infections, notamment parasitaires (du moins en sont le témoin) mais aussi virales, mycobactériennes et fungiques. Ils sont impliqués dans le remodelage et la réparation tissulaire, dans la régulation locale de l’inflammation et de l’immunité. Ils ont aussi des fonctions antitumorales, véritables chefs d’orchestre dans l’éradication tumorale (ils sécrètent des chimiokines qui attirent les TCD8+ dans la tumeur).
Les éosinophiles participent à de très nombreux phénomènes d’homéostasie tissulaire mais de manière redondante avec d’autres cellules si bien que leur diminution numérique ne suffit pas à induire une pathologie, notamment à développer des parasitoses. Leur expansion tissulaire et leur activation...
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