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Quand l’éviction retarde la guérison…ou crée l’allergie
E. BIDAT, Hôpital Ambroise-Paré, APHP, Boulogne-Billancourt
Le nouveau credo de l’allergologie est la tolérance. L’allergie est la non-acquisition de la tolérance à un allergène, ou la perte d’une tolérance qui était acquise(1). Cette nouvelle prophétie repose sur des études cliniques et immunologiques et non sur l’empirisme. Ces nouvelles connaissances ont des conséquences pratiques qui modifient nos modes de raisonnement et nos habitudes. En allergologie, comme dans tous les domaines de la médecine, ces dernières années ont vu l’évolution d’une médecine empirique vers une médecine basée sur les preuves. Par le passé, en l’absence d’études, les recommandations étaient fondées sur des raisonnements analogiques, fonction des connaissances immunologiques de l’époque. Ainsi, le credo de l’allergologie était l’éviction. Éviction dans la prévention primaire de l’allergie, éviction dans la prévention secondaire et tertiaire. On sait maintenant que cette éviction généralisée, systématique et rigoureuse était en fait parfois inutile, voire dangereuse.
Le passé : le temps de l’éviction Quel qu’ait été le niveau de prévention, l’allergologie reposait sur l’éviction (tableau 1). ● En prévention primaire, il était conseillé de retarder le plus possible l’introduction des aliments autres que le lait de mère, et surtout de faire une éviction rigoureuse...
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