Pollution atmosphérique, pollens, virus respiratoires : un trio inflammable
Les 10 000 à 20 000 litres d’air inhalé par jour sont des vecteurs de divers polluants, particules fines, microorganismes et pollens, qui agissent concomitamment sur l’épithélium respiratoire. Cette barrière physique efficace, qui couvre les cavités nasales jusqu’aux bronchioles terminales, entraîne vers la trachée environ 90 % des grosses poussières inhalées, y compris les pathogènes respiratoires, piégées dans le film de mucus. Toutefois, les particules fines, inertes et biologiques, potentiellement dangereuses pour l’homéostasie tissulaire locale, peuvent déclencher dans la cellule, en se liant à leur récepteur cellulaire, une réponse inflammatoire visant à éliminer l’agresseur. Une réponse adaptée, modulée et résolutive après l’élimination de l’agression. Cet article présente les différentes synergies entre ces agents exogènes sur l’épithélium respiratoire.
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